Les vilains petits secrets.

Qu’y-a-t’il derrière le miroir, que peut-on voir sous  l’apparence et la façade? Beaucoup de choses, n’est ce pas petit animal curieux? Toi qui aime mettre ton museau dans les affaires des autres, toi quel est ton vilain petit secret?

Car oui, tout le monde a un vilain petit secret que l’on tait au monde, par honte ou par vice, peu importe, c’est le jardin secret planté d’épine et de piquant, entretenu avec ferveur et secret au plus profond de soi.

J’ai un vilain petit secret, approche: j’aime par-dessus tout et dans le secret humilier un petit homme de rien du tout, lorsqu’il se croit maître du monde et de lui-même. Il faut le voir bomber le torse et arquer les jambes, lorsque son petit ego et sa minuscule virilité sont mis à leur juste place: au degré zéro de mon échelle d’estime. Et quand l’animal perd pied et le contrôle, il devient violent et agressif, mais il sait qu’il a déjà perdu, et que de mes pieds bottés, d’un instant à l’autre, je l’écraserai comme un insecte nuisible et puant. Beurk!

Côté lumière, je suis une femme quoique ordinaire, peut-être avec un petit plus du côté QI comparée à  la moyenne des femmes de mon âge. Lisse, polie et éduquée, je suis conformiste dans l’apparence, l’habillement et le discours en société généralement. Qui de mon entourage se douterait, que mon côté sombre rime avec cuir et fouet, fessées à la volée? Personne. Et puis de toutes façons, je crois qu’ils ne comprendront pas. Il faut dire que même pour bon nombre d’occidentaux, le BDSM rime avec esprit dérangé et corps mutilé, alors que dire des malgaches. Ils ne savent même pas que cela existe. Et puis il faut dire qu’ils ont d’autres chats à fouetter, et c’est alimentaire. CQFD.

Et les autres? prends un jeune cadre dynamique bourré d’ambition et d’estime de soi à s’ étouffer les narines, du côté sombre, le même homme aime les fessées déculottées d’une Maîtresse outrageusement méprisante. Le quinquagénaire respectable derrière son ventre bedonnant aime les jeunes éphèbes TTBM, et que dire de ce petit monsieur sans histoire qui a vecu avec la même femme depuis ses vingts ans, et qui se tape une brochette de jeunes femmes quand l’occasion se présente. A Tana, où règne une ambiance moite et poisseuse dans la promiscuité la plus totale, les sombres histoires de moeurs et d’inceste sont confinées derrière les murs épais des maisons bourgeoises, perchées en haut des fameuses collines. Si ce n’est pas l’oncle qui exerce le droit de cuissage sur ses nièces, c’est le fils unique et chéri qui engrosse la boniche, mieux encore, l’homme de dieu s’abat sur ses brebis, tel un oiseau de proie. Que de vilains petits secrets! Mais bien entendu, on montrera des doigts accusateurs et haineux les moins “nobles” et moins ” peau clair”, qui vivent dans la fange de l’ignorance et du dénuement, dont l’instinct animal est le seul repère.

Il y a de ces lieux où les ténèbres règnent, et que les petites créatures des abysses pullulent et croissent à l’infini, parce que les conditions leur sont favorables. Je crois que Tana est un de ces endroits. Le moral, la loi, l’ordre, la justice sont ici inconnus, et nous croissons tels des vers dans le ventre pourri de cette ville sale et nauséabonde.

Mais alors, que dire. Je dirais que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre. Et que celui qui n’ a pas de vilains petits secrets vienne se confesser à Maîtresse Eva. Viens donc, petit animal curieux, viens me voir.

Maîtresse Eva.

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L’affaire Polanski.

Polanski, tu as sûrement entendu parler de lui. Oui, c’est un rescapé des ghettos de Cracovie, c’est le Polonais le plus international connu après feu Jean-Paul II, c’est un scénariste et cinéaste de génie, mais c’est également le septuagénaire qui s’est fait chopé dans un aéroport de Zürich pour s’être mal conduit avec une jeune fille de 13ans en 1977 à Beverly hills, alors qu’il avait 44 ans. C’est le seul et même homme: Roman Polanski.

Histoire rocambolesque que celle de Roman Polanski, qui après avoir avoué les faits devant la justice américaine, a finalement préféré s’enfuir sous d’autres cieux, notamment en France, terre d’asile de prédilection de tous ceux qui ont tout à gagner. Et que dire sinon que l’homme a eu bien raison. Les couronnes de lauriers pleuvent, les distinctions  honorifiques jonchent son parcours flamboyant, Roman Polanski devient même membre de la vénérable Académie des Beaux-Arts français en 1998, vingt ans après son exil. Il s’est fait des tas d’amis et un nom en caractère doré dans le petit monde du gotha artistique de l’hexagone. Il ira même à épousailler une jeune comédienne qu’il a fait tourner dans l’un de ses films, “Frantic” sorti en 1988, il s’agit de la blonde et pulpeuse Emmanuelle Seignier, elle avait 23 ans, lui 56 ans.

La justice américaine a cherché à épingler Polanski à plusieurs reprises durant ces 32 années de cavale. Jusqu’ici, il a pu tourner, voyager et se déplacer dans le monde entier sans être inquiété. Mais là coup de théâtre, alors qu’il allait se rendre en Suisse pour recevoir un énième prix couronnant sa carrière, la police des frontières suisses l’arrête et le met en garde à vue, sur mandat d’arrêt émis par la justice américaine datant de 2005. Tollé général dans le milieu du cinéma français en émoi, le Ministre de la culture Frédéric Mitterand en personne, grand pourfendeur des évidences  ( je suis gay et je me soigne en Thaïlande avec des prostitués majeurs, s’il vous plaît) y met son grain de sel, et l’histoire devient une affaire d’état.

Histoire de bavasser, il y a quand même des trucs bizarres: Polanski a un chalet à Gstaad et s’y rend régulièrement. Il n’a jamais été arrêté. Autre chose: une banque suisse très connue a un procès sur le dos aux USA , et un coup de filet comme celui-là arrangerait bien les uns comme les autres. La victime, Samantha Gailey a retiré sa plainte depuis belle lurette c’est à dire en 1993, mais la procédure est maintenue et poursuit son cours. En bavassant, tout porte à croire qu’il y aurait une histoire de pognon la-dessous que cela ne m’étonnerait pas. 3 millions d’euros seraient le montant de la caution versée pour la liberté provisoire et port du bracelet électronique, combien cracheras-tu pour être blanc comme neige?

Je me souviens du jeune Polanski, jubilant dans le rôle d’Alfred dans cette comédie baroque et effervescente, “Le bal des vampires”. Je l’ai adoré dans cette composition: humoristique avec un côté mélancolique, son visage lisse et sa silhouette frêle essayant d’échapper aux étreintes mal intentionnées d’un vampire gay, si, si. Sans vouloir être cynique, le titre du film en anglais est de circonstance: “The fearless vampire killers, or Pardon me, but your teeth are in my neck”. Là les dents sont bien plantées, combien cracheras-tu pour être blanc comme neige?

Maîtresse Eva.

Polanski, tu as sûrement entendu parler de lui. Oui, c’est un rescapé des ghettos de Cracovie, c’est le Polonais le plus international connu après feu Jean-Paul II, c’est un scénariste et cinéaste de génie, mais c’est également le septuagénaire qui s’est fait chopé dans un aéroport de Zürich pour s’être mal conduit avec une jeune fille de 13ans en 1977 à Beverly hills, alors qu’il avait 44 ans. C’est le seul et même homme: Roman Polanski.

Histoire rocambolesque que celle de Roman Polanski, qui après avoir avoué les faits devant la justice américaine, a finalement préféré s’enfuir sous d’autres cieux, notamment en France, terre d’asile de prédilection de tous ceux qui ont tout à gagner. Et que dire sinon que l’homme a eu bien raison. Les couronnes de lauriers pleuvent, les distinctions  honorifiques jonchent son parcours flamboyant, Roman Polanski devient même membre de la vénérable Académie des Beaux-Arts français en 1998, vingt ans après son exil. Il s’est fait des tas d’amis et un nom en caractère doré dans le petit monde du gotha artistique de l’hexagone. Il ira même à épousailler une jeune comédienne qu’il a fait tourner dans l’un de ses films, “Frantic” sorti en 1988, il s’agit de la blonde et pulpeuse Emmanuelle Seignier, elle avait 23 ans, lui 56 ans.

La justice américaine a cherché à épingler Polanski à plusieurs reprises durant ces 32 années de cavale. Jusqu’ici, il a pu tourner, voyager et se déplacer dans le monde entier sans être inquiété. Mais là coup de théâtre, alors qu’il allait se rendre en Suisse pour recevoir un énième prix couronnant sa carrière, la police des frontières suisses l’arrête et le met en garde à vue, sur mandat d’arrêt émis par la justice américaine datant de 2005. Tollé général dans le milieu du cinéma français en émoi, le Ministre de la culture Frédéric Mitterand en personne, grand pourfendeur des évidences  ( je suis gay et je me soigne en Thaïlande avec des prostitués majeurs, s’il vous plaît) y met son grain de sel, et l’histoire devient une affaire d’état.

Histoire de bavasser, il y a quand même des trucs bizarres: Polanski a un chalet à Gstaad et s’y rend régulièrement. Il n’a jamais été arrêté. Autre chose: une banque suisse très connue a un procès sur le dos aux USA , et un coup de filet comme celui-là arrangerait bien les uns comme les autres. La victime, Samantha Gailey a retiré sa plainte depuis belle lurette c’est à dire en 1993, mais la procédure est maintenue et poursuit son cours. En bavassant, tout porte à croire qu’il y aurait une histoire de pognon la-dessous que cela ne m’étonnerait pas. 3 millions d’euros seraient le montant de la caution versée pour la liberté provisoire et port du bracelet électronique, combien cracheras-tu pour être blanc comme neige?

Je me souviens du jeune Polanski, jubilant dans le rôle d’Alfred dans cette comédie baroque et effervescente, “Le bal des vampires”. Je l’ai adoré dans cette composition: humoristique avec un côté mélancolique, son visage lisse et sa silhouette frêle essayant d’échapper aux étreintes mal intentionnées d’un vampire gay, si, si. Sans vouloir être cynique, le titre du film en anglais est de circonstance: “The fearless vampire killers, or Pardon me, but your teeth are in my neck”. Là les dents sont bien plantées, combien cracheras-tu pour être blanc comme neige?

Maîtresse Eva.