Du collier à l’enclos.

Retour sur le blog, Tana et la moiteur ambiante entre sueurs et hygrométrie ruisselantes. En ce début d’année, après les premières retrouvailles avec quelques-uns des soumis, malgré l’ambiance inquiétante qui règne à Tana et dans tout le reste du pays, je me sens plutôt positive. On verra bien la suite, qui des plus malins va gagner ou perdre plus ou moins de pouvoir de nuisance en attendant les décisions des maîtres de l’ombre. Personnellement, je pense que le dénouement est proche.

Alors, pour en revenir à mes petits moutons, des noirs et des blancs confondus, et bien, ils  sautillent joyeusement dans l’enclos qui leur est reservé, en attendant d’être appellé. Doux et dociles, ces petits animaux de “bonne” compagnie sont fiers de porter le collier offert gracieusement par la Maîtresse,  et attendent humblement le moment où l’un d’eux est choisi pour la servir, être à ses pieds. A cet instant, plus rien n’existe, sauf ce couloir pourpre plongé dans la pénombre, et au bout duquel s’ouvre le boudoir feutré et cosy de la Maîtresse, Reine et Impératrice de ce royaume interdit.

Il y a eu des appellés et qui ont rebroussé chemin, par couardise ou faiblesse. Des imbéciles et des incapables, je n’en ai cure. Le chemin iniatiatique est fait pour sonder au plus profond du prétendant, comme jadis l’éventration d’un animal permettant de lire les augures telles que les entrailles les prédisent.

Un petit message personnel pour deux imbéciles, qui sûrement errent dans les parages pour voir si dès fois que, et ben NON.

Matthieu de Saint-Germain-en-Laye: j’étais en France, j’aurais daigné accepter te rencontrer et te mettre le collier en personne, mais vu les réponses d’âne bâté que j’ai eues de ta part, maintenant tu sais ce que tu n’auras jamais. Sois heureux de ne m’avoir jamais rencontré.

Laurent de Versailles: quant tu auras fini avec tes excuses éhontées, attèle-toi aux tâches que je t’ai consignés. Tu connais mon adresse e-mail, ceci est le dernier avertissement avant que je ne tire la chasse d’eau.

Maîtresse Eva.

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Le pouvoir des talons aiguilles.

Le pouvoir, quel mot grisant. Et détenir une partie même infime du pouvoir est j’avoue, extrêmement jouissif. Une partie du pouvoir de la dominatrice se trouve à ses pieds, matérialisée par ce que les psychanalystes qualifie de ” substitution de symbole phallique”, ce sont les talons aiguilles.

Une grande majorité de femmes aiment par dessus-tout porter des chaussures à talon haut, mais seules les plus téméraires d’entre nous, celles qui ont un caractère bien affirmé, qui osent et réussissent le défi de porter les talons aiguilles, sans faute de goût, d’attitude et de style. Parole de femme dominatrice, je peux te dire que maîtriser l’allure et la démarche lorsqu’on porte des talons de 12 centimètres ou plus est un véritable exploit. Mais alors une fois maîtrisés, du haut de ses talons aiguilles bien acérées, on s’impose naturellement comme une déesse personnifiée, venue sur terre pour instaurer l’ordre et redresser les torts des petits hommes imbus de leur faiblesse. Les claquements secs et réguliers des talons sur le sol dictent inconsciemment la conduite à tenir à l’approche de la femme dominatrice.

Femme que je suis, les chaussures sont pour moi comme des gourmandises auxquelles je ne peux résister. Tu ne peux imaginer l’émotion ressentie à la simple vue d’une jolie paire d’escarpin, joliment présentée derrière une vitrine. Je les veux, je les veux, je les veux… et en règle général, quand je veux quelque chose, je l’obtiens. Mais pour les chaussures, je suis comme la plupart des femmes, étant frustrée dans l’enfance et l’adolescence à ne porter que des chaussures trop petits, trop moche, trop usés … alors je rattrape le plaisir perdu par l’achat compulsif, et  je crois que les femmes ont toutes cette manie.

J’ai pris le pouvoir par la féminité et par la supériorité, et j’entends bien faire plier les machos, zigotos et affreux jojos jusqu’à ce qu’ils reconnaissent que la Femme est suprême, que sa puissance est réelle. Chaque petite parcelle de mon être est investie de ce pouvoir. Le martinet, la cravache, la badine… sont de caresses à côté de mes talons aiguilles, symbole bien féminin, de mon pouvoir sur les maillons faibles.

Maîtresse Eva.