L’EXQUISE DITA VON TEESE

Au spectacle d’une brune piquante aux yeux de braise, les lèvres parfaitement dessinées d’un rouge technicolor, faisant allègrement mousser un immense verre de spiritueux par ses déhanchements lascifs, on ne peut que s’émouvoir.

Née blonde et inconnue dans une ville quelconque des Etats-Unis*, cette femme a su se transformer en une diva remarquablement fatale, juste en quelques années, avec un instinct et une intelligence rare. Elle, c’est Dita Von Teese.

Alors que moi de mon côté, j’essayais péniblement de poursuivre des études qui n’auront servis strictement à rien dans une fac du tiers-monde (pauvre de moi), Dita commençait à découvrir les secrets du pouvoir du sexe et de la suprématie féminine, dans des clubs de strip-tease, où des hommes s’extasiaient plus sur son corset et ses escarpins d’une autre époque que sur le reste. On est tous fétichiste, en degré différent.

Elle a emmené l’art de l’effeuillage et de la mise en scène au summum. Ses spectacles burlesques sont un succès international et font l’unanimité à travers le monde, pour leur charme, leur raffinement, leur panache. Je l’admire pour cette conviction et le travail immense qu’elle a accompli. Dans le royaume hétéroclite et surpeuplé du divertissement, à mes yeux, elle a réussi un tour de force, en se construisant un personnage convaincant, une icône du  chic et sexuellement incorrect. Et quand je vois ce demi sourire écarlate et triomphante que Dita porte sur  ce visage lisse de madone immaculée, ce port de tête fier sur un buste aux courbes douces et arrondies, ces magnifiques jambes gainées de soie… je vois le pouvoir absolu du féminin, la suprématie féminine. Et une parenthèse sur son petit copain du moment, Pierre Marie de Castelbaljac. Chapeau ma vieille, en voilà un qui doit être bien utile et agréable en ville comme ailleurs. Décidément, tout réussit  à Dita Von Teese !

 

Maîtresse Eva.

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