L’affaire Polanski.

Polanski, tu as sûrement entendu parler de lui. Oui, c’est un rescapé des ghettos de Cracovie, c’est le Polonais le plus international connu après feu Jean-Paul II, c’est un scénariste et cinéaste de génie, mais c’est également le septuagénaire qui s’est fait chopé dans un aéroport de Zürich pour s’être mal conduit avec une jeune fille de 13ans en 1977 à Beverly hills, alors qu’il avait 44 ans. C’est le seul et même homme: Roman Polanski.

Histoire rocambolesque que celle de Roman Polanski, qui après avoir avoué les faits devant la justice américaine, a finalement préféré s’enfuir sous d’autres cieux, notamment en France, terre d’asile de prédilection de tous ceux qui ont tout à gagner. Et que dire sinon que l’homme a eu bien raison. Les couronnes de lauriers pleuvent, les distinctions  honorifiques jonchent son parcours flamboyant, Roman Polanski devient même membre de la vénérable Académie des Beaux-Arts français en 1998, vingt ans après son exil. Il s’est fait des tas d’amis et un nom en caractère doré dans le petit monde du gotha artistique de l’hexagone. Il ira même à épousailler une jeune comédienne qu’il a fait tourner dans l’un de ses films, “Frantic” sorti en 1988, il s’agit de la blonde et pulpeuse Emmanuelle Seignier, elle avait 23 ans, lui 56 ans.

La justice américaine a cherché à épingler Polanski à plusieurs reprises durant ces 32 années de cavale. Jusqu’ici, il a pu tourner, voyager et se déplacer dans le monde entier sans être inquiété. Mais là coup de théâtre, alors qu’il allait se rendre en Suisse pour recevoir un énième prix couronnant sa carrière, la police des frontières suisses l’arrête et le met en garde à vue, sur mandat d’arrêt émis par la justice américaine datant de 2005. Tollé général dans le milieu du cinéma français en émoi, le Ministre de la culture Frédéric Mitterand en personne, grand pourfendeur des évidences  ( je suis gay et je me soigne en Thaïlande avec des prostitués majeurs, s’il vous plaît) y met son grain de sel, et l’histoire devient une affaire d’état.

Histoire de bavasser, il y a quand même des trucs bizarres: Polanski a un chalet à Gstaad et s’y rend régulièrement. Il n’a jamais été arrêté. Autre chose: une banque suisse très connue a un procès sur le dos aux USA , et un coup de filet comme celui-là arrangerait bien les uns comme les autres. La victime, Samantha Gailey a retiré sa plainte depuis belle lurette c’est à dire en 1993, mais la procédure est maintenue et poursuit son cours. En bavassant, tout porte à croire qu’il y aurait une histoire de pognon la-dessous que cela ne m’étonnerait pas. 3 millions d’euros seraient le montant de la caution versée pour la liberté provisoire et port du bracelet électronique, combien cracheras-tu pour être blanc comme neige?

Je me souviens du jeune Polanski, jubilant dans le rôle d’Alfred dans cette comédie baroque et effervescente, “Le bal des vampires”. Je l’ai adoré dans cette composition: humoristique avec un côté mélancolique, son visage lisse et sa silhouette frêle essayant d’échapper aux étreintes mal intentionnées d’un vampire gay, si, si. Sans vouloir être cynique, le titre du film en anglais est de circonstance: “The fearless vampire killers, or Pardon me, but your teeth are in my neck”. Là les dents sont bien plantées, combien cracheras-tu pour être blanc comme neige?

Maîtresse Eva.

Polanski, tu as sûrement entendu parler de lui. Oui, c’est un rescapé des ghettos de Cracovie, c’est le Polonais le plus international connu après feu Jean-Paul II, c’est un scénariste et cinéaste de génie, mais c’est également le septuagénaire qui s’est fait chopé dans un aéroport de Zürich pour s’être mal conduit avec une jeune fille de 13ans en 1977 à Beverly hills, alors qu’il avait 44 ans. C’est le seul et même homme: Roman Polanski.

Histoire rocambolesque que celle de Roman Polanski, qui après avoir avoué les faits devant la justice américaine, a finalement préféré s’enfuir sous d’autres cieux, notamment en France, terre d’asile de prédilection de tous ceux qui ont tout à gagner. Et que dire sinon que l’homme a eu bien raison. Les couronnes de lauriers pleuvent, les distinctions  honorifiques jonchent son parcours flamboyant, Roman Polanski devient même membre de la vénérable Académie des Beaux-Arts français en 1998, vingt ans après son exil. Il s’est fait des tas d’amis et un nom en caractère doré dans le petit monde du gotha artistique de l’hexagone. Il ira même à épousailler une jeune comédienne qu’il a fait tourner dans l’un de ses films, “Frantic” sorti en 1988, il s’agit de la blonde et pulpeuse Emmanuelle Seignier, elle avait 23 ans, lui 56 ans.

La justice américaine a cherché à épingler Polanski à plusieurs reprises durant ces 32 années de cavale. Jusqu’ici, il a pu tourner, voyager et se déplacer dans le monde entier sans être inquiété. Mais là coup de théâtre, alors qu’il allait se rendre en Suisse pour recevoir un énième prix couronnant sa carrière, la police des frontières suisses l’arrête et le met en garde à vue, sur mandat d’arrêt émis par la justice américaine datant de 2005. Tollé général dans le milieu du cinéma français en émoi, le Ministre de la culture Frédéric Mitterand en personne, grand pourfendeur des évidences  ( je suis gay et je me soigne en Thaïlande avec des prostitués majeurs, s’il vous plaît) y met son grain de sel, et l’histoire devient une affaire d’état.

Histoire de bavasser, il y a quand même des trucs bizarres: Polanski a un chalet à Gstaad et s’y rend régulièrement. Il n’a jamais été arrêté. Autre chose: une banque suisse très connue a un procès sur le dos aux USA , et un coup de filet comme celui-là arrangerait bien les uns comme les autres. La victime, Samantha Gailey a retiré sa plainte depuis belle lurette c’est à dire en 1993, mais la procédure est maintenue et poursuit son cours. En bavassant, tout porte à croire qu’il y aurait une histoire de pognon la-dessous que cela ne m’étonnerait pas. 3 millions d’euros seraient le montant de la caution versée pour la liberté provisoire et port du bracelet électronique, combien cracheras-tu pour être blanc comme neige?

Je me souviens du jeune Polanski, jubilant dans le rôle d’Alfred dans cette comédie baroque et effervescente, “Le bal des vampires”. Je l’ai adoré dans cette composition: humoristique avec un côté mélancolique, son visage lisse et sa silhouette frêle essayant d’échapper aux étreintes mal intentionnées d’un vampire gay, si, si. Sans vouloir être cynique, le titre du film en anglais est de circonstance: “The fearless vampire killers, or Pardon me, but your teeth are in my neck”. Là les dents sont bien plantées, combien cracheras-tu pour être blanc comme neige?

Maîtresse Eva.