The Beauty and the Real, when Betony meets Dita

Beautiful day off in Montreal, it seems like winter is far behind …shiny days, lilac scented breeze and public show of affection indicate that spring is definitely here, hashtag montreal moments 🙂

Lastly, I stumbled upon this Vogue Italy footage, in which Betony Vernon ask few questions to Dita Von Teese in the most interesting way. The poses, the gestures and tone of voice, the appearances reveal striking difference between the two ladies, as well as an assertive confrotation they demonstratre in a subtle manner, being two strong dominants too close to each other. Very interesting.

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La courtisane des terrains de foot.

Silhouette frêle et étrangement cambrée, un joli visage fardé sous un amas de mèches lissées et oxydées, elle promène son petit personnage de poupée mécanique dans les premières pages des magazine pipole parmi les célébrités du moment.evadomina Bdsm madagascar

Sortie de l’anonymat grâce à un scandale de prostitution sur mineure qui a éclaboussé des footballeurs des Bleus il y a quelques années, elle est devenue une célébrité aujourd’hui. « Mademoiselle », comme on l’appelle est une créatrice, une business woman, une égérie, une jeune femme accomplie qui semble à en croire les articles parus à son sujet, être aux commandes de tout ce petit monde rose et poudré autour d’elle.

Mais ces immenses yeux de biche triste, ce sourire naïvement figé, l’attitude de repli en contraste avec le corps mis en avant m’intriguent, et j’ai voulu savoir un peu plus sur cette « Courtisane » sortie d’une « Conte de fée moderne », comme la décrivent les journalistes qui l’ont interviewée.

Ce qui interpelle lorsqu’on regarde ses photos, c’est son corps de nymphe callipyge. Et c’est la marque de fabrique apposée sur les objets qu’elle est censée vendre, pour le moment des lingeries, mais ce n’est que le début. A voir son ossature et la courbure des vertèbres,  je soupçonne une scoliose en devenir à la suite de multiples chirurgies plastiques sur un corps d’adolescent en croissance. J’ai appris que sa première opération s’est faite avant ses 15ans. Certaines photos la montre avec ses camarades de classe en cinquième, elle avait déjà les airbags et deux années de retard!

La demoiselle apparaît timide et peu loquace dans ses robes très serrées, il y a de quoi, elle a du mal à articuler deux phrases de suite, et peine à marcher convenablement. Sa robe la serre et ses mèches ne sont jamais à la bonne place.  Quand elle marche, ses rondeurs factices et des escarpins trop vertigineux déstabilisent le centre de gravité, résultat: chaque enjambée est un gadin potentiel, il y a de quoi intimider!

J’ai eu un petit sourire lorsque j’ai vu sur le net que Loïc Pringent a été sollicité pour tourner le documentaire à la gloire de la petite poupée qui dit « oui, j’adore », il a poliment décliné pourtant il aurait fait un excellent « fashion tale » en travaillant  l’image de la Parisienne Chic. Raté.

Pour finir, je ne suis pas là pour une leçon de morale. Il faut juste savoir que le pourvoir du sexe est puissant. « Mademoiselle » devra apprendre à regagner le contrôle de sa personne, de son image et de son petit monde avant que sa beauté surfaite ne soit emportée à jamais.

M.E

COURAGE, SOYONS FOUS!

J’ai découvert un jour ce principe intéressant : l’inexistence pur et simple de ce que nous humains appelons « la sécurité ». Ainsi, selon cette théorie, il est quasiment impossible de définir ou de calculer la valeur absolue de cette « sécurité », laquelle est devenue avec l’ère post moderne une notion indissociable à la vie et à l’existence même de l’homme. Et pourtant, il s’avère qu’il n’est pas plus dangereux de s’exposer au danger potentiel que d’essayer de l’éviter. En moyenne, les illuminés qui sautent dans le vide, qui escaladent les hauteurs, qui courent contre le temps, qui défient toutes les lois physiques et les normes de sécurité possibles et imaginables vivent aussi longtemps que les cadres moyens de la routine du 40 heures par semaine. N’est-il pas là une perspective intéressante de voir la vie ?

Nos parents nous ont appris dès notre plus tendre enfance à d’abord reconnaître et après éviter « le danger ». Et tout ce qui sort de ce que l’on connaît par expérience personnelle ou par témoignage d’autrui est tout de suite catégorisé « danger » donc, rationnellement à éviter sinon dans un logique implacable, il peut t’en coûter de ce que tu ne sais pas encore, de très dissuasif. Dans cette même logique, le trop, le différent, l’inconnu, l’autre…sont potentiellement dangereux. Le normal, l’ordinaire, le connu, le prévisible…. sont assurément sécuritaires. L’intelligence humaine du neo-cortex s’accorde avec son instinct de survie du limbique pour anticiper le danger et l’opposer à la sécurité, et nous voilà rassuré, on va vivre plus longtemps. D’autres hommes encore plus intelligents et plus visionnaires y ont vu une opportunité d’affaire très lucrative et pérenne, et ont mis un prix à payer pour cette « sécurité ». Ca c’est une autre histoire, une longue, longue histoire.

Avez-vous jamais imaginé un instant, une vie autre que celle que vous vivez maintenant lorsque vous êtes seul et serein, dans la position allongée, ayant en seul visuel que l’immensité de l’espace qui vous entoure ? Vous vous laissez aller à imaginer un autre monde. Le monde idéal selon vous, lorsque libérés des fardeaux et des pollutions du système, vous vous élevez au dessus de ce que l’on vous impose et voyez ce qu’il y a au-delà.

Le courage n’est pas seulement de sauver des vies, de réaliser des exploits, ou d’aller foutre la pâtée à ceux qui nous emmerdent, le courage peut être aussi de vivre sa propre vie, celle que l’on désire, aussi folle, dangereuse ou ambitieuse soit-elle.

William Blake disait : « si le fou persévérait dans sa folie, il rencontrerait la sagesse ». Ce grand Monsieur qui eut bâti des œuvres littéraires et picturales monumentales, peuplés de vision et d’imagerie extraordinaires, de notions philosophiques un chouia trop en avance pour son temps, et qui eut vécu dans le dénuement matériel le plus absolu est sans aucun doute l’un de ses hommes courageux, et que je respecte profondément. Il a influencé des générations et des générations d’écrivains et d’artistes, jusqu’à l’immortel beau gosse, né trop beau, trop sexy, trop torturé : j’ai nommé Jim Morrisson. Alors, mes petits agneaux, ha ha, le fou n’est pas si fou que ça, soyons fous de cette folie là !!!!

 M.E

L’EXQUISE DITA VON TEESE

Au spectacle d’une brune piquante aux yeux de braise, les lèvres parfaitement dessinées d’un rouge technicolor, faisant allègrement mousser un immense verre de spiritueux par ses déhanchements lascifs, on ne peut que s’émouvoir.

Née blonde et inconnue dans une ville quelconque des Etats-Unis*, cette femme a su se transformer en une diva remarquablement fatale, juste en quelques années, avec un instinct et une intelligence rare. Elle, c’est Dita Von Teese.

Alors que moi de mon côté, j’essayais péniblement de poursuivre des études qui n’auront servis strictement à rien dans une fac du tiers-monde (pauvre de moi), Dita commençait à découvrir les secrets du pouvoir du sexe et de la suprématie féminine, dans des clubs de strip-tease, où des hommes s’extasiaient plus sur son corset et ses escarpins d’une autre époque que sur le reste. On est tous fétichiste, en degré différent.

Elle a emmené l’art de l’effeuillage et de la mise en scène au summum. Ses spectacles burlesques sont un succès international et font l’unanimité à travers le monde, pour leur charme, leur raffinement, leur panache. Je l’admire pour cette conviction et le travail immense qu’elle a accompli. Dans le royaume hétéroclite et surpeuplé du divertissement, à mes yeux, elle a réussi un tour de force, en se construisant un personnage convaincant, une icône du  chic et sexuellement incorrect. Et quand je vois ce demi sourire écarlate et triomphante que Dita porte sur  ce visage lisse de madone immaculée, ce port de tête fier sur un buste aux courbes douces et arrondies, ces magnifiques jambes gainées de soie… je vois le pouvoir absolu du féminin, la suprématie féminine. Et une parenthèse sur son petit copain du moment, Pierre Marie de Castelbaljac. Chapeau ma vieille, en voilà un qui doit être bien utile et agréable en ville comme ailleurs. Décidément, tout réussit  à Dita Von Teese !

 

Maîtresse Eva.

LE COUP DE COEUR DE MAITRESSE EVA.

Parlons de chose qui ne fâche pas,  parlons de télé. Vous aimez les séries? américaines ou brésiliennes, elles sont comme des drogues à petite dose que l’on administre  régulièrement pour vous faire oublier la réalité et le quotidien. A l’opposé de la série-cultissime que j’adoooooore, Sex and the City, basé sur le roman de Candace Bushnell, il y a une autre série que je viens découvrir tardivement, mais qui m’a littéralement scotchée, je parle de la série Rome. Tout simplement époustouflant!

On est bien loin de New York, des questions existentielles et des Manolo Blahnik de Carrie Bradshaw, le personnage central de Sex and the City,et effectivement comme le titre l’indique, on est à Rome au premier siècle avant l’ère chrétien, qui fut en ces temps glorieux, l’épicentre du pouvoir absolu que patriciens et plébéiens se disputaient férocement à coup de vote ou de glaive, selon les circonstances.

Les héros de cette série étonnante de précision aussi historique que cinématographique, sont deux légionnaires romains, Lucius Vorenus et Titus Pullo, contemporains et ayant servi sous l’ordre de Jules César, alors qu’il n’était alors que simple général, car, suivez-bien, par la suite après moult rebondissement il deviendra dictateur, consul, empereur de Rome, croulant sous les lauriers et les pièces d’or à sa propre effigie. A la mort de César, Octave son fils adoptif et non moins futur Auguste d’un côté et de l’autre, Marc Antoine son fidèle bras droit, s’entredéchirent pour la succession à travers des guerres fratricides et des alliances improbables. Que du grandiose.

Cette série, qui ne comporte que deux saisons hélas est une pure merveille, mêlant habilement fiction et histoire. Le décor, les costumes, les ambiances sont soignés et fidèlement reproduits jusque dans les moindres détails, les acteurs principaux sont convaincants dans leurs rôles. J’ai une préférence particulière pour le rôle de Titus Pullo, joué par Stevenson, une bonne bête de guerre et de sexe, avec de beaux yeux bleus limpides qui se démarquent ostensiblement de son personnage brut et mal dégrossi.

Et du sexe, il y en a dans Rome. Big l’expérimenté ou même Ray, le soi-disant sex toy performant de Carrie peut aller se rhabiller. Là c’est du sérieux, avec un rien de réalisme et de bestialité qui font mouche, et qui fait dire, ah, c’était comme ça alors au temps des romains. Et un autre détail qui m’a bien plu dans la série: la place importante que joue la femme dans toutes les intrigues, fatale et vénéneuse, ça j’adooooooore.

Dommage qu’il n’y a que deux saisons. Le tournage a coûté tellement cher, on parle d’un budget dépassant les cent millions de dollars pour une saison, que HBO, qui a également produit  Sex and the City a réduit le nombre d’épisode pour limiter les dépenses. Les résultats sont là, c’est une série extraordinaire.

L’avez-vous vu?

A bientôt.

Maîtresse Eva.