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Pour le premier article signant mon retour sur le blog, je vais parler d’un sujet assez banal et ordinaire dans l’univers BDSM: la nudité et l’exposition de l’intimité. Comme on peut le supposer, un bon nombre de fétichistes de tout poil confondu, dévoilent leurs corps pour leur propre plaisir ou pour celui des autres. Et c’est ainsi que chacun s’y met de bon cœur pour être au mieux de ce qu’il peut paraître, le public lui est toujours bon lorsqu’il s’agit de se rincer l’œil, et tout le monde est content.

Mon sentiment sur cette effusion de chair nue surexposée est assez mitigé, je m’explique. Le corps humain, masculin ou féminin sans distinction est magnifique. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer une œuvre figurative sculptée représentant un nu. Peu importe l’âge, le sexe ou l’apparence du sujet, on ne peut être que émerveillé par la beauté du corps humain et son expression toute naturelle sans artifice aucune. Les œuvres de Rodin à mon sens matérialisent toute la beauté et la puissance singulière d’un corps humain isolé ou en interaction avec d’autres. Aussi, la dominatrice en moi aime jouer avec la sensibilité et la fragilité de ce corps nu et offert, tel un félin s’amusant avec sa proie avant le coup de grâce. Je dois avouer que c’est une situation procurant une délicieuse sensation de toute puissance mais aussi de stimulation mentale assez élevée: jusqu’ou je peux aller, si je fais ci, quelle  serait la réaction etc. C’est jouissif puis il y a toujours une petite part de comico-théâtral lors d’une séance, mais c’est moi seule qui sourit. Ce n’est ni la nudité ni le sadisme en soi qui me gêne, mais bien le sens de l’irrespect pour soi et de sa propre intimité en permettant la curiosité bête et le voyeurisme gratuit  de la place publique s’y galvauder. Il y a bien évidemment ceux qui se justifient par la cagoule ou le masque, mais voyons, on se regarde dans un miroir, pas dans l’œil du voisin.

Domina Eva Québec BDSM Dominatrice

La beauté est dans le mystère, le rare est si précieux, ayons du respect pour nous-même. Et puis, franchement, j’ai horreur de tomber sur l’agrandissement d’une orifice dilatée avant de connaître à quel être humain ce détail anatomique en question  appartient. Simple principe de civilité qui prévaut, même dans le milieu du bdsm.

M.E

frottman tu t’es bien enhardi dis-moi. Tu prends la liberté d’apostropher la Reine sur SON blog en espérant des claques?
Pour ta gouverne, tu ne perds rien pour attendre des choses que tu n’aimeras pas et qui t’arriveront très bientôt. J’ai parlé.
Larbin Maitresse esclave EvaDomina Madagascar

Silhouette frêle et étrangement cambrée, un joli visage fardé sous un amas de mèches lissées et oxydées, elle promène son petit personnage de poupée mécanique dans les premières pages des magazine pipole parmi les célébrités du moment.evadomina Bdsm madagascar

Sortie de l’anonymat grâce à un scandale de prostitution sur mineure qui a éclaboussé des footballeurs des Bleus il y a quelques années, elle est devenue une célébrité aujourd’hui. « Mademoiselle », comme on l’appelle est une créatrice, une business woman, une égérie, une jeune femme accomplie qui semble à en croire les articles parus à son sujet, être aux commandes de tout ce petit monde rose et poudré autour d’elle.

Mais ces immenses yeux de biche triste, ce sourire naïvement figé, l’attitude de repli en contraste avec le corps mis en avant m’intriguent, et j’ai voulu savoir un peu plus sur cette « Courtisane » sortie d’une « Conte de fée moderne », comme la décrivent les journalistes qui l’ont interviewée.

Ce qui interpelle lorsqu’on regarde ses photos, c’est son corps de nymphe callipyge. Et c’est la marque de fabrique apposée sur les objets qu’elle est censée vendre, pour le moment des lingeries, mais ce n’est que le début. A voir son ossature et la courbure des vertèbres,  je soupçonne une scoliose en devenir à la suite de multiples chirurgies plastiques sur un corps d’adolescent en croissance. J’ai appris que sa première opération s’est faite avant ses 15ans. Certaines photos la montre avec ses camarades de classe en cinquième, elle avait déjà les airbags et deux années de retard!

La demoiselle apparaît timide et peu loquace dans ses robes très serrées, il y a de quoi, elle a du mal à articuler deux phrases de suite, et peine à marcher convenablement. Sa robe la serre et ses mèches ne sont jamais à la bonne place.  Quand elle marche, ses rondeurs factices et des escarpins trop vertigineux déstabilisent le centre de gravité, résultat: chaque enjambée est un gadin potentiel, il y a de quoi intimider!

J’ai eu un petit sourire lorsque j’ai vu sur le net que Loïc Pringent a été sollicité pour tourner le documentaire à la gloire de la petite poupée qui dit « oui, j’adore », il a poliment décliné pourtant il aurait fait un excellent « fashion tale » en travaillant  l’image de la Parisienne Chic. Raté.

Pour finir, je ne suis pas là pour une leçon de morale. Il faut juste savoir que le pourvoir du sexe est puissant. « Mademoiselle » devra apprendre à regagner le contrôle de sa personne, de son image et de son petit monde avant que sa beauté surfaite ne soit emportée à jamais.

M.E

Vous vous demandez si la Maîtresse a passé un bon weekend, bande de voyeurs? Et bien oui, et pour le mieux. La trique a une fois de plus satisfait sa Reine, pendant deux longues nuits, sensuelles et parfumées. A la lueur des bougies, dans la chaleur douce d’une chambre feutrée, cette fois, la douceur a fait place à la rigueur et la trique en a bien profité. Tu as la reconnaissance de ta Reine, la trique pour ce weekend sympathique, il y en aura d’autres.

Maîtresse Eva.

Petit cours d’histoire : le statut d’esclave royal à l’époque de la Royauté Merina, avant l’arrivée des hommes blancs épris de liberté – égalité – fraternité, nourris par l’ambition, la soif de domination et la convoitise, j’ai nommé les irréductibles Gaulois et leurs fières moustaches, dont Galliéni « le pacificateur » en fut le plus grand figure.

La notion d’esclavage en terres Merina en ces temps, était bien loin des clichés coloniales en vogue : fers, fouets et plantations. Les lois en vigueur interdisaient formellement la maltraitance des esclaves, quelque soit la caste et le rang de son Maître. Biens des fois, nobles et bourgeois furent envoyés en prison pour homicide, si un esclave mourrait à la suite de coups et blessures infligés. Le Maître partageait le toit et la table avec son esclave et sa famille, à qui il doit bienveillance et protection. L’esclave de son côté doit obéissance et service à son Maître.

Pour la circonstance, je parlerai ici des esclaves royaux, lesquels, en ces temps, jouissaient d’un statut particulier au sein d’une société éminemment hiérarchisée où chaque caste et groupe social tiennent leur rang et s’y conforment, de par les lois de naissance et du sang. Les Mainty, ou Noirs ne sont pas des esclaves comme les autres, ils furent sans aucun doute plus près du cercle de pouvoir que nombre de nobles de la Cour.

En ces temps, les esclaves royaux furent issus de divers clans tels les Tsimanisotra, Tsiarondahy, Tsimandoa, Masombika (du mot Mozambique) ou encore les Manendy. Anciens valeureux guerriers ou descendants d’esclaves déportés, ces serviteurs, dont la morphologie est distinctive de celle des castes affranchis, noble ou non, de par leur peau sombre, traits négroïdes, cheveux crépus, et corpulence athlétique, sont exclusivement au service de la Famille Royale, Ces clans jouirent d’un statut particulier dans la société d’alors. En effet, l’esclavage royal leur donnait depuis l’aube de la Royauté Merina, le droit inaliénable d’être propriétaire terrien, de posséder leurs propres esclaves, d’être affranchi d’impôt, et dans certains cas, d’exercer une certaine autorité policière sur la population, sur tout le territoire bien au-delà des collines d’Iarivo. Ainsi, leurs descendants, même étant des esclaves jouirent d’avantages conséquents et palpables, à contrario des castes nobles bourgeoises Hova ou Andriana, qui eurent effectivement moult titres honorifiques, induisant moult obligations et contraintes que les Mainty ignoraient.

Sous le règne de la dernière Reine de Madagascar Ranavalona III, les serviteurs personnels de sa Gracieuse Majesté, issus de ces clans furent les seuls à avoir le privilège de servir la Reine, et de partager ainsi son quotidien. On les appelait les « Madiotanana » ou mains propres. Lors des rares déplacements de la Reine en dehors du Palais Manjakamiadana, ses serviteurs font partie de la suite royale, formant un cortège tenu par un protocole très strict. Ce cortège formés par la Famille Royale, les princesses, nombre d’officiers en tenue d’apparat et en arme, se déplaçait doucement à travers les ruelles sinueuses de la ville.  24 porteurs habillés de blanc et de rouge se relayaient au « Filanjana » trône à porteur, suivis des officiers de sagaies en pourpre et or, ainsi que le chambellan tenant religieusement son ombrelle de soie.

Maîtresse Eva.

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