Archives de la catégorie : Pensées vagabondes

J’ai découvert un jour ce principe intéressant : l’inexistence pur et simple de ce que nous humains appelons « la sécurité ». Ainsi, selon cette théorie, il est quasiment impossible de définir ou de calculer la valeur absolue de cette « sécurité », laquelle est devenue avec l’ère post moderne une notion indissociable à la vie et à l’existence même de l’homme. Et pourtant, il s’avère qu’il n’est pas plus dangereux de s’exposer au danger potentiel que d’essayer de l’éviter. En moyenne, les illuminés qui sautent dans le vide, qui escaladent les hauteurs, qui courent contre le temps, qui défient toutes les lois physiques et les normes de sécurité possibles et imaginables vivent aussi longtemps que les cadres moyens de la routine du 40 heures par semaine. N’est-il pas là une perspective intéressante de voir la vie ?

Nos parents nous ont appris dès notre plus tendre enfance à d’abord reconnaître et après éviter « le danger ». Et tout ce qui sort de ce que l’on connaît par expérience personnelle ou par témoignage d’autrui est tout de suite catégorisé « danger » donc, rationnellement à éviter sinon dans un logique implacable, il peut t’en coûter de ce que tu ne sais pas encore, de très dissuasif. Dans cette même logique, le trop, le différent, l’inconnu, l’autre…sont potentiellement dangereux. Le normal, l’ordinaire, le connu, le prévisible…. sont assurément sécuritaires. L’intelligence humaine du neo-cortex s’accorde avec son instinct de survie du limbique pour anticiper le danger et l’opposer à la sécurité, et nous voilà rassuré, on va vivre plus longtemps. D’autres hommes encore plus intelligents et plus visionnaires y ont vu une opportunité d’affaire très lucrative et pérenne, et ont mis un prix à payer pour cette « sécurité ». Ca c’est une autre histoire, une longue, longue histoire.

Avez-vous jamais imaginé un instant, une vie autre que celle que vous vivez maintenant lorsque vous êtes seul et serein, dans la position allongée, ayant en seul visuel que l’immensité de l’espace qui vous entoure ? Vous vous laissez aller à imaginer un autre monde. Le monde idéal selon vous, lorsque libérés des fardeaux et des pollutions du système, vous vous élevez au dessus de ce que l’on vous impose et voyez ce qu’il y a au-delà.

Le courage n’est pas seulement de sauver des vies, de réaliser des exploits, ou d’aller foutre la pâtée à ceux qui nous emmerdent, le courage peut être aussi de vivre sa propre vie, celle que l’on désire, aussi folle, dangereuse ou ambitieuse soit-elle.

William Blake disait : « si le fou persévérait dans sa folie, il rencontrerait la sagesse ». Ce grand Monsieur qui eut bâti des œuvres littéraires et picturales monumentales, peuplés de vision et d’imagerie extraordinaires, de notions philosophiques un chouia trop en avance pour son temps, et qui eut vécu dans le dénuement matériel le plus absolu est sans aucun doute l’un de ses hommes courageux, et que je respecte profondément. Il a influencé des générations et des générations d’écrivains et d’artistes, jusqu’à l’immortel beau gosse, né trop beau, trop sexy, trop torturé : j’ai nommé Jim Morrisson. Alors, mes petits agneaux, ha ha, le fou n’est pas si fou que ça, soyons fous de cette folie là !!!!

 M.E

Au spectacle d’une brune piquante aux yeux de braise, les lèvres parfaitement dessinées d’un rouge technicolor, faisant allègrement mousser un immense verre de spiritueux par ses déhanchements lascifs, on ne peut que s’émouvoir.

Née blonde et inconnue dans une ville quelconque des Etats-Unis*, cette femme a su se transformer en une diva remarquablement fatale, juste en quelques années, avec un instinct et une intelligence rare. Elle, c’est Dita Von Teese.

Alors que moi de mon côté, j’essayais péniblement de poursuivre des études qui n’auront servis strictement à rien dans une fac du tiers-monde (pauvre de moi), Dita commençait à découvrir les secrets du pouvoir du sexe et de la suprématie féminine, dans des clubs de strip-tease, où des hommes s’extasiaient plus sur son corset et ses escarpins d’une autre époque que sur le reste. On est tous fétichiste, en degré différent.

Elle a emmené l’art de l’effeuillage et de la mise en scène au summum. Ses spectacles burlesques sont un succès international et font l’unanimité à travers le monde, pour leur charme, leur raffinement, leur panache. Je l’admire pour cette conviction et le travail immense qu’elle a accompli. Dans le royaume hétéroclite et surpeuplé du divertissement, à mes yeux, elle a réussi un tour de force, en se construisant un personnage convaincant, une icône du  chic et sexuellement incorrect. Et quand je vois ce demi sourire écarlate et triomphante que Dita porte sur  ce visage lisse de madone immaculée, ce port de tête fier sur un buste aux courbes douces et arrondies, ces magnifiques jambes gainées de soie… je vois le pouvoir absolu du féminin, la suprématie féminine. Et une parenthèse sur son petit copain du moment, Pierre Marie de Castelbaljac. Chapeau ma vieille, en voilà un qui doit être bien utile et agréable en ville comme ailleurs. Décidément, tout réussit  à Dita Von Teese !

 

Maîtresse Eva.

Parlons de chose qui ne fâche pas,  parlons de télé. Vous aimez les séries? américaines ou brésiliennes, elles sont comme des drogues à petite dose que l’on administre  régulièrement pour vous faire oublier la réalité et le quotidien. A l’opposé de la série-cultissime que j’adoooooore, Sex and the City, basé sur le roman de Candace Bushnell, il y a une autre série que je viens découvrir tardivement, mais qui m’a littéralement scotchée, je parle de la série Rome. Tout simplement époustouflant!

On est bien loin de New York, des questions existentielles et des Manolo Blahnik de Carrie Bradshaw, le personnage central de Sex and the City,et effectivement comme le titre l’indique, on est à Rome au premier siècle avant l’ère chrétien, qui fut en ces temps glorieux, l’épicentre du pouvoir absolu que patriciens et plébéiens se disputaient férocement à coup de vote ou de glaive, selon les circonstances.

Les héros de cette série étonnante de précision aussi historique que cinématographique, sont deux légionnaires romains, Lucius Vorenus et Titus Pullo, contemporains et ayant servi sous l’ordre de Jules César, alors qu’il n’était alors que simple général, car, suivez-bien, par la suite après moult rebondissement il deviendra dictateur, consul, empereur de Rome, croulant sous les lauriers et les pièces d’or à sa propre effigie. A la mort de César, Octave son fils adoptif et non moins futur Auguste d’un côté et de l’autre, Marc Antoine son fidèle bras droit, s’entredéchirent pour la succession à travers des guerres fratricides et des alliances improbables. Que du grandiose.

Cette série, qui ne comporte que deux saisons hélas est une pure merveille, mêlant habilement fiction et histoire. Le décor, les costumes, les ambiances sont soignés et fidèlement reproduits jusque dans les moindres détails, les acteurs principaux sont convaincants dans leurs rôles. J’ai une préférence particulière pour le rôle de Titus Pullo, joué par Stevenson, une bonne bête de guerre et de sexe, avec de beaux yeux bleus limpides qui se démarquent ostensiblement de son personnage brut et mal dégrossi.

Et du sexe, il y en a dans Rome. Big l’expérimenté ou même Ray, le soi-disant sex toy performant de Carrie peut aller se rhabiller. Là c’est du sérieux, avec un rien de réalisme et de bestialité qui font mouche, et qui fait dire, ah, c’était comme ça alors au temps des romains. Et un autre détail qui m’a bien plu dans la série: la place importante que joue la femme dans toutes les intrigues, fatale et vénéneuse, ça j’adooooooore.

Dommage qu’il n’y a que deux saisons. Le tournage a coûté tellement cher, on parle d’un budget dépassant les cent millions de dollars pour une saison, que HBO, qui a également produit  Sex and the City a réduit le nombre d’épisode pour limiter les dépenses. Les résultats sont là, c’est une série extraordinaire.

L’avez-vous vu?

A bientôt.

Maîtresse Eva.

Les mésaventures des femmes malgaches travaillant au Liban ne cessent de faire la une des feuilles de chou locales, avides de sensationnalisme et de faits divers avariés. Nombres de ces jeunes femmes issues de la classe défavorisée de tout le pays ont été recrutées par des agences locales, promettant un salaire de 150USD par mois en travaillant comme femme de ménage ou aide familiale au Liban. Quelques mois plus tard, ces malheureuses femmes reviennent en catastrophe au pays, dans un état de santé inquiétant, voire même mortes dans des circonstances suspectes.

Et pourtant, les agences de placement, pas du tout professionnels mais très opportunistes, ont fait miroiter des contrats limpides, des conditions avantageuses, un Liban riche et humaniste…Il y a deux ans encore, ils  ont mené en fanfare et tambour battant des campagnes de recrutement partout dans Madagascar, auprès de jeunes femmes désœuvrées et naïves, qui voyaient en ces 150 USD par mois l’espoir d’une vie meilleure sous d’autres cieux. La réalité est toute autre, une fois arrivée dans ce pays, elles subissent des abus et des violences de toutes sortes de la part de leurs employeurs, sans parler des conditions de travail tout simplement inhumaines. Certaines s’accrochent et courbent l’échine, d’autres tentent le tout pour le tout de rentrer au pays, au péril de leurs vies misérables.

La main d’œuvre malgache s’exporte au Liban, depuis une vingtaine d’année maintenant. Déjà en ces temps là,  l’expatriation au Liban ont fait des remous dans le milieu politique et social, les mécontentements sont vite étouffés. Des malgaches haut placés organisent le réseau, sous couvert d’un semblant de légalité et de transparence, et les jeunes travailleuses sont recrutées massivement par des rabatteurs, soi-disant agences de placement agrées par le Ministère du Travail. Jusqu’ici, il n’y a pas de chiffres officiels ou même officieux des nombres de travailleurs envoyés au Liban. Le premier Libanais concerné dans cette affaire a affirmé récemment sur un journal local, que la “traite” générait quelques millions de dollars par an, alors vraiment de quoi on se plaint. Aux dernières nouvelles, les victimes du Liban se sont regroupés au sein d’une association, afin de faire valoir leurs droits. Mais le droit à Madagascar comme dans d’autres pays est une courbe instable qui tend à se diriger là où il y a le pognon, alors le scepticisme me gagne.
La vie est une jungle où règnent les plus forts et les plus rusés, c’est une évidence. Ce qui me touche, c’est le courage et l’obstination de ces jeunes femmes à vouloir tenter leurs chances, poussées par le désespoir et l’ignorance. Elles n’ont rien et même leurs propres vies ne valent pas grand chose, triste, triste tellement triste…

Maîtresse Eva.

Petit cours d’histoire : le statut d’esclave royal à l’époque de la Royauté Merina, avant l’arrivée des hommes blancs épris de liberté – égalité – fraternité, nourris par l’ambition, la soif de domination et la convoitise, j’ai nommé les irréductibles Gaulois et leurs fières moustaches, dont Galliéni « le pacificateur » en fut le plus grand figure.

La notion d’esclavage en terres Merina en ces temps, était bien loin des clichés coloniales en vogue : fers, fouets et plantations. Les lois en vigueur interdisaient formellement la maltraitance des esclaves, quelque soit la caste et le rang de son Maître. Biens des fois, nobles et bourgeois furent envoyés en prison pour homicide, si un esclave mourrait à la suite de coups et blessures infligés. Le Maître partageait le toit et la table avec son esclave et sa famille, à qui il doit bienveillance et protection. L’esclave de son côté doit obéissance et service à son Maître.

Pour la circonstance, je parlerai ici des esclaves royaux, lesquels, en ces temps, jouissaient d’un statut particulier au sein d’une société éminemment hiérarchisée où chaque caste et groupe social tiennent leur rang et s’y conforment, de par les lois de naissance et du sang. Les Mainty, ou Noirs ne sont pas des esclaves comme les autres, ils furent sans aucun doute plus près du cercle de pouvoir que nombre de nobles de la Cour.

En ces temps, les esclaves royaux furent issus de divers clans tels les Tsimanisotra, Tsiarondahy, Tsimandoa, Masombika (du mot Mozambique) ou encore les Manendy. Anciens valeureux guerriers ou descendants d’esclaves déportés, ces serviteurs, dont la morphologie est distinctive de celle des castes affranchis, noble ou non, de par leur peau sombre, traits négroïdes, cheveux crépus, et corpulence athlétique, sont exclusivement au service de la Famille Royale, Ces clans jouirent d’un statut particulier dans la société d’alors. En effet, l’esclavage royal leur donnait depuis l’aube de la Royauté Merina, le droit inaliénable d’être propriétaire terrien, de posséder leurs propres esclaves, d’être affranchi d’impôt, et dans certains cas, d’exercer une certaine autorité policière sur la population, sur tout le territoire bien au-delà des collines d’Iarivo. Ainsi, leurs descendants, même étant des esclaves jouirent d’avantages conséquents et palpables, à contrario des castes nobles bourgeoises Hova ou Andriana, qui eurent effectivement moult titres honorifiques, induisant moult obligations et contraintes que les Mainty ignoraient.

Sous le règne de la dernière Reine de Madagascar Ranavalona III, les serviteurs personnels de sa Gracieuse Majesté, issus de ces clans furent les seuls à avoir le privilège de servir la Reine, et de partager ainsi son quotidien. On les appelait les « Madiotanana » ou mains propres. Lors des rares déplacements de la Reine en dehors du Palais Manjakamiadana, ses serviteurs font partie de la suite royale, formant un cortège tenu par un protocole très strict. Ce cortège formés par la Famille Royale, les princesses, nombre d’officiers en tenue d’apparat et en arme, se déplaçait doucement à travers les ruelles sinueuses de la ville.  24 porteurs habillés de blanc et de rouge se relayaient au « Filanjana » trône à porteur, suivis des officiers de sagaies en pourpre et or, ainsi que le chambellan tenant religieusement son ombrelle de soie.

Maîtresse Eva.

Les yeux noirs de braise, la peau couleur cannelle et l’ accent au parfum des îles donnent le tournis à bien de mâles blancs, en mal d’exotisme et de dépaysement sous ces latitudes tropicales, bien loin des pistes enneigées des JO de Vancouver, et des tentes encore plus enneigées du New York Fashion Week.

Il faut dire que le mâle blanc quand il vient visiter le pays pour la première fois a toujours l’impression d’être un tout puissant prédateur dans un aquarium grandeur nature. Tel le grand requin blanc, il sillonne les profondeurs et les eaux troubles,  avec aisance et naturel, comme s’il a toujours été le roi à son insu.  L’air détaché mais plein de sous-entendu, loin de la famille, des voisins et de ses valeurs judéo-chrétiennes,  le voilà au centre de tous les intérêts: voyagistes, compagnies charter, bouis bouis en tous genres, et bien sûr les petites demoiselles basanée se déplaçant en banc dans son sillage.

Ces jeunes femmes locaces et enjôleuses, dont la plupart sont à peine adolescentes, carburant à la bière locale THB, sont des proies faciles, il faut l’avouer. On leur reproche d’être mineures, d’être pauvres, d’être analphabètes, de vendre leur corps et âmes juvéniles pour quelques billets en devises… elles sont là pour une raison, la bonne, la mauvaise, peu importe, toujours est-il qu’elles mordront avec plaisir à l’hameçon mollement tendu. Bien sûr il n’y a pas que les plages bondées et les bars populaires où sévissent notre prédateur échaudé, il peut aussi bien fréquenter les lounges et les défilés de mode, à la recherche d’une proie non pas plus rare, mais sûrement plus sélective, bien entendu si il en a les moyens. Ceci étant le taux de change sera toujours à son avantage, quels que soient les moyens dont il dispose pour son séjour au paradis infernal de la luxure.

Et pourtant, on ne se doute pas que ce sont bien des petites piranhas aux dents acérées et à l’appétit vorace, qui pullulent dans ses eaux turquoises. Demandez à ceux qui ont abandonné femmes, enfants et villages natals pour la chaleur des eaux tropicales, la douceur d’un sourire plein de promesse, la moiteur d’un corps lascif au parfum entêtant, ce qui lui reste: la désillusion.

Alors fais attention à toi et à l’eau dans laquelle faire frétiller ta queue, grand requin blanc, les choses ne sont jamais ce qu’elles semblent être.

 Maîtresse Eva.

 

 

Deux sonnets  du Sieur du Soliers, connu sous le nom de Tristan l’Hermite, choisis. Dualité Maître/esclave, Homme/femme, Blanc/Noir, Fantasme/réalité, Force/faiblesse…tout y est. Bonne lecture.

LA BELLE ESCLAVE MORE.

Beau Monstre de Nature, il est vray, ton visage
Est noir au dernier point, mais beau parfaitement :
Et l’Ebene poly qui te sert d’ornement
Sur le plus blanc yvoire emporte l’avantage.

O merveille divine, inconnüe à nostre âge!
Qu’un objet tenebreux luise si clairement ;
Et qu’un charbon esteint, brusle plus vivement
Que ceux qui de la flame entretiennent l’usage!

Entre ces noires mains je mets ma liberté ;
Moy qui fus invincible à toute autre Beauté,
Une More m’embrase, une Esclave me dompte.

Mais cache toy Soleil, toy qui viens de ces lieux
D’où cet Astre est venu, qui porte pour ta honte
La nuit sur son visage, & le jour dans ses yeux.

MISERE DE L’HOMME DU MONDE

Venir à la clarté sans force & sans adresse,
Et n’ayant fait long temps que dormir & manger,
Souffrir mille rigueurs d’un secours estranger
Pour quitter l’ignorance en quittant la foiblesse :

Apres, servir long temps une ingratte Maistresse,
Qu’on ne peut acquerir, qu’on ne peut obliger ;
Ou qui d’un naturel inconstant & leger,
Donne fort peu de joye & beaucoup de tristesse.

Cabaler dans la Cour ; puis devenu grison,
Se retirant du bruit, attendre en sa maison
Ce qu’ont nos derniers ans de maux inevitables.

C’est l’heureux sort de l’homme. O miserable sort!
Tous ces atachemens sont-ils considerables,
Pour aimer tant la vie, & craindre tant la mort?

Choisis par Maîtresse Eva.

Polanski, tu as sûrement entendu parler de lui. Oui, c’est un rescapé des ghettos de Cracovie, c’est le Polonais le plus international connu après feu Jean-Paul II, c’est un scénariste et cinéaste de génie, mais c’est également le septuagénaire qui s’est fait chopé dans un aéroport de Zürich pour s’être mal conduit avec une jeune fille de 13ans en 1977 à Beverly hills, alors qu’il avait 44 ans. C’est le seul et même homme: Roman Polanski.

Histoire rocambolesque que celle de Roman Polanski, qui après avoir avoué les faits devant la justice américaine, a finalement préféré s’enfuir sous d’autres cieux, notamment en France, terre d’asile de prédilection de tous ceux qui ont tout à gagner. Et que dire sinon que l’homme a eu bien raison. Les couronnes de lauriers pleuvent, les distinctions  honorifiques jonchent son parcours flamboyant, Roman Polanski devient même membre de la vénérable Académie des Beaux-Arts français en 1998, vingt ans après son exil. Il s’est fait des tas d’amis et un nom en caractère doré dans le petit monde du gotha artistique de l’hexagone. Il ira même à épousailler une jeune comédienne qu’il a fait tourner dans l’un de ses films, “Frantic” sorti en 1988, il s’agit de la blonde et pulpeuse Emmanuelle Seignier, elle avait 23 ans, lui 56 ans.

La justice américaine a cherché à épingler Polanski à plusieurs reprises durant ces 32 années de cavale. Jusqu’ici, il a pu tourner, voyager et se déplacer dans le monde entier sans être inquiété. Mais là coup de théâtre, alors qu’il allait se rendre en Suisse pour recevoir un énième prix couronnant sa carrière, la police des frontières suisses l’arrête et le met en garde à vue, sur mandat d’arrêt émis par la justice américaine datant de 2005. Tollé général dans le milieu du cinéma français en émoi, le Ministre de la culture Frédéric Mitterand en personne, grand pourfendeur des évidences  ( je suis gay et je me soigne en Thaïlande avec des prostitués majeurs, s’il vous plaît) y met son grain de sel, et l’histoire devient une affaire d’état.

Histoire de bavasser, il y a quand même des trucs bizarres: Polanski a un chalet à Gstaad et s’y rend régulièrement. Il n’a jamais été arrêté. Autre chose: une banque suisse très connue a un procès sur le dos aux USA , et un coup de filet comme celui-là arrangerait bien les uns comme les autres. La victime, Samantha Gailey a retiré sa plainte depuis belle lurette c’est à dire en 1993, mais la procédure est maintenue et poursuit son cours. En bavassant, tout porte à croire qu’il y aurait une histoire de pognon la-dessous que cela ne m’étonnerait pas. 3 millions d’euros seraient le montant de la caution versée pour la liberté provisoire et port du bracelet électronique, combien cracheras-tu pour être blanc comme neige?

Je me souviens du jeune Polanski, jubilant dans le rôle d’Alfred dans cette comédie baroque et effervescente, “Le bal des vampires”. Je l’ai adoré dans cette composition: humoristique avec un côté mélancolique, son visage lisse et sa silhouette frêle essayant d’échapper aux étreintes mal intentionnées d’un vampire gay, si, si. Sans vouloir être cynique, le titre du film en anglais est de circonstance: “The fearless vampire killers, or Pardon me, but your teeth are in my neck”. Là les dents sont bien plantées, combien cracheras-tu pour être blanc comme neige?

Maîtresse Eva.

Polanski, tu as sûrement entendu parler de lui. Oui, c’est un rescapé des ghettos de Cracovie, c’est le Polonais le plus international connu après feu Jean-Paul II, c’est un scénariste et cinéaste de génie, mais c’est également le septuagénaire qui s’est fait chopé dans un aéroport de Zürich pour s’être mal conduit avec une jeune fille de 13ans en 1977 à Beverly hills, alors qu’il avait 44 ans. C’est le seul et même homme: Roman Polanski.

Histoire rocambolesque que celle de Roman Polanski, qui après avoir avoué les faits devant la justice américaine, a finalement préféré s’enfuir sous d’autres cieux, notamment en France, terre d’asile de prédilection de tous ceux qui ont tout à gagner. Et que dire sinon que l’homme a eu bien raison. Les couronnes de lauriers pleuvent, les distinctions  honorifiques jonchent son parcours flamboyant, Roman Polanski devient même membre de la vénérable Académie des Beaux-Arts français en 1998, vingt ans après son exil. Il s’est fait des tas d’amis et un nom en caractère doré dans le petit monde du gotha artistique de l’hexagone. Il ira même à épousailler une jeune comédienne qu’il a fait tourner dans l’un de ses films, “Frantic” sorti en 1988, il s’agit de la blonde et pulpeuse Emmanuelle Seignier, elle avait 23 ans, lui 56 ans.

La justice américaine a cherché à épingler Polanski à plusieurs reprises durant ces 32 années de cavale. Jusqu’ici, il a pu tourner, voyager et se déplacer dans le monde entier sans être inquiété. Mais là coup de théâtre, alors qu’il allait se rendre en Suisse pour recevoir un énième prix couronnant sa carrière, la police des frontières suisses l’arrête et le met en garde à vue, sur mandat d’arrêt émis par la justice américaine datant de 2005. Tollé général dans le milieu du cinéma français en émoi, le Ministre de la culture Frédéric Mitterand en personne, grand pourfendeur des évidences  ( je suis gay et je me soigne en Thaïlande avec des prostitués majeurs, s’il vous plaît) y met son grain de sel, et l’histoire devient une affaire d’état.

Histoire de bavasser, il y a quand même des trucs bizarres: Polanski a un chalet à Gstaad et s’y rend régulièrement. Il n’a jamais été arrêté. Autre chose: une banque suisse très connue a un procès sur le dos aux USA , et un coup de filet comme celui-là arrangerait bien les uns comme les autres. La victime, Samantha Gailey a retiré sa plainte depuis belle lurette c’est à dire en 1993, mais la procédure est maintenue et poursuit son cours. En bavassant, tout porte à croire qu’il y aurait une histoire de pognon la-dessous que cela ne m’étonnerait pas. 3 millions d’euros seraient le montant de la caution versée pour la liberté provisoire et port du bracelet électronique, combien cracheras-tu pour être blanc comme neige?

Je me souviens du jeune Polanski, jubilant dans le rôle d’Alfred dans cette comédie baroque et effervescente, “Le bal des vampires”. Je l’ai adoré dans cette composition: humoristique avec un côté mélancolique, son visage lisse et sa silhouette frêle essayant d’échapper aux étreintes mal intentionnées d’un vampire gay, si, si. Sans vouloir être cynique, le titre du film en anglais est de circonstance: “The fearless vampire killers, or Pardon me, but your teeth are in my neck”. Là les dents sont bien plantées, combien cracheras-tu pour être blanc comme neige?

Maîtresse Eva.

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